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Kheijan

KHEIJAN

Il y a des milliers d’années, alors que le Dragon Terra veillait au développement de la vie sur ce monde, la civilisation Kheijanne, dont on disait que l’empire commercial s’étalait sur tout le continent, connut un essor démesuré. Les Kheijans se glorifiaient dans l’abondance, élevant temples et monuments dont l’immensité défiait celle des montagnes, et s’autoproclamèrent élus d’Aon, car il ne pouvait en être autrement ; la prospérité de leur empire en témoignait. 

La vanité des Kheijans appela Derna la destructrice, celle qui éprouve toute chose, à appliquer son grand œuvre. Les fléaux déployés par la déesse furent proportionnels à l’avarice qui avait empli le cœur des Kheijans. Le temps d’une unique saison des abysses, aux termes de laquelle leur empire s’en retrouva décimé, Derna les assaillit de milles maux, un plus grand chaque nuit. Les Kheijans ne trouvèrent plus quiétude que sous la brève protection d’Aon présent sous sa forme astrale ; le Roi-Soleil, le plus grand des trois astres diurnes.

L’effondrement de leur empire aurait pu ébranler leur foi en Aon. Il n’en fut rien. Les plus sages des quelques centaines de survivants, qu’on nomma vizirs, prêchèrent la « Grande leçon de l’Unique » voulant que le dévolu de Derna eût été commandé par Aon dans le Grand Livre du destin, qu’il avait écrit. Les Vizirs entretinrent un voile de mysticisme autour des raisons pour lesquelles Aon aurait voulu la chute de l’empire Kheijan.

Désireux de bénéficier de la protection du Roi-Soleil, les Vizirs guidèrent le peuple Kheijan jusqu’au territoire à l’extrémité méridionale du continent, là où le zénith de l’astre suprême était plus long et puissant. Ils y trouvèrent un vaste et hostile désert. Ils le baptisèrent Sina’Far qui, en ancien Kheijan, signifiait « solstice », et en firent leur patrie.

POLITIQUE

Les Vizirs, veillant à s’assurer que les Kheijans ne répètent pas les erreurs de leurs illustres prédécesseurs, les orientèrent vers un mode de vie sobre et nomade. Conséquemment, faute de capitale, des dizaines de petits campements Kheijans parsèment aujourd’hui le Sina’Far. Il existe toutefois un campement aux allures de modeste ville dont les installations sont plus imposantes que de simples tentes ; Najar’Him. Cette « Cité » est connue pour être le point de rassemblement principal du peuple du sud, mais aussi pour abriter la demeure du Cheikh, le plus sage des hommes, dont la lignée est bénie par le Roi-Soleil. Le Cheikh est le plus haut dirigeant du peuple Kheijan, conseillé par les représentants des deux Conseils soit le Grand Vizir et l’Al’Pacha.

Le cONSEIL Pacha

Les Pachas sont responsables de trois facettes majeures du peuple Kheijan soit : La Diplomatie, l’économie et la défense du territoire. Ils représentent l’élite et bien qu’il ne soit pas chose facile de joindre leurs rangs, un Kheijan sortant du lot par ses habilitées au combat, sa manière hors pairs de négocier ou par ses talents de tacticien sera rapidement remarqué par le Conseil Pacha.

Peu importe les motifs qui ont fait en sorte qu’un Kheijan devienne Pacha, le Conseil est uni et parle d’une seule voix. Les membres sont déterminés et tous les moyens sont bons afin de faire briller le peuple du Sud. Pour ces raisons, le Conseil Pacha hautement estimé et très respecté par tous les Kheijans.

Dès leurs acceptations au sein du Conseil, les nouveaux Pachas sont marqués à l’encre à la joue droite de trois traits verticaux représentant Le Peuple, Le Cheikh et le Roi-Soleil.

Hiérarchie du Conseil

Al’Pacha – Dirigeant du Conseil Pacha et Conseiller du Cheikh

Akh’Pacha –  Trois Akh’Pachas sont désignés pour veiller aux bons déroulements des opérations du Conseil, chacun d’entre eux étant directement lié à l’une des trois responsabilités du Conseil Pacha. Il est aussi de leurs devoirs de trouver et de former les Kheijans se démarquant des autres afin qu’ils deviennent peut-être un jour eux aussi Pachas.

Pacha – Membre du Conseil et affecté à l’une des trois sphères.

Le cONSEIL Vizir

Les Vizirs sont choisis par Aon pour interpréter les signes du destin, aptitude nommée le « Don de la Lecture du Grand Livre ». Pour cette raison, la parole d’un Vizir est divine et ne peut être contestée. Ils se réservent farouchement le droit de pratiquer tout ce qui se rapporte de près ou de loin à la maitrise des forces mystiques, de l’alchimie à la sorcellerie, et tout Kheijan qui s’adonne à ces arts sans le consentement du Conseil Vizir sera déclaré hérétique.

Là où certains Vizirs passeront leurs vies à aiguiser leur « Don de la lecture du grand livre » afin de devenir des guides spirituels pour le peuple Kheijan, d’autres seront plus fréquemment vus sur les champs de bataille, forts de leurs pouvoirs occultes, prêtant main-forte au Conseil Pacha lors de leurs campagnes militaires.  

Le Conseil Vizir veille d’un œil très attentif sur tout Kheijan qui pourrait potentiellement se montrer porteur du « Don de la lecture du Grand Livre ». Lorsque repéré, le Kheijan sera immédiatement pris sous la tutelle du Conseil, qu’il ne pourra toutefois rejoindre qu’après avoir réussi les épreuves et prouvé qu’il en est digne.

Chaque Vizir porte au creux de sa paume gauche la sainte marque du Conseil: Un tatouage représentant l’œil clairvoyant du Roi-Soleil

Hiérarchie du cONSEIL

Grand Vizir –  Dirigeant du Conseil,  Conseiller du Cheikh

Akh’Vizir – Deux Vizirs sont promus Akh’Vizir. Le premier Akh est reconnu pour sa sagesse et pour son « Don de la lecture du Grand Livre » dont il interprète les signes avec plus de justesse de quiconque, veille à ce que le Conseil guide le peuple et préserve les traditions. Le deuxième aura pour rôle de former les Vizirs ayant des habiletés aux combats. Il formera une puissante unité divine qui soutiendra les guerriers Kheijans lors des batailles.

Vizir – membre du Conseil et porteur du don.

PHYSIQUE

Les Kheijans ont la peau foncée, rugueuse et tannée par le redoutable Soleil du désert. Les Hommes des Dunes ont les cheveux foncés ou de couleur sable. Chez les mâles, le port de la moustache et de la barbe courte est fréquent, puisque c’est un signe de maturité. La plupart des femmes portent le voile, sans toutefois y être forcées, la tradition voulant que le voile protège leur chevelure des sables portés par le vent et leur visage des puissants rayons du soleil brûlant. Ce sont de grandes personnes, assez minces, mais aux larges épaules.

Les couleurs les plus fréquentes pour leurs vêtements sont le blanc, le noir, le brun et le jaune. Souvent, ils portent des tatouages au visage ou sur le torse. La majeure partie des hommes portent un aba, une large tunique les protégeant du climat changeant du désert, ainsi qu’un kieffeh, un haut turban. Bien que les illustres prédécesseurs des Kheijans aient été punis pour leur avarice, c’est plutôt aux monuments et aux temples démesurés que le peuple du Sud associe la glorification proscrite par le Conseil Vizir. Ce faisant, il est commun pour les femmes du Sud de porter de sublimes et fins bijoux, ou pour les épées des Pachas d’être ornementées des plus belles pierres précieuses.

RELIGION

Chez les Kheijans, les trois soleils représentent les seules forces dignes d’être honorées. Le plus fort est le Roi, le maitre des cieux avec en son sein l’avenir du monde, c’est le soleil du Zhel, celui d’Aon, le Roi-Soleil. Les deux autres représentent des forces à la merci du destin, mais nécessaires. Le soleil noir de Derna régit le Xuan et représente les épreuves inévitables de l’existence. Le soleil jaune, le plus doux des trois, garde en vie les oasis, leurs sources d’eau essentielles à la survie dans le désert, c’est le soleil du Yen.

COUTUMES

L’eau est pour eux sacrée, même s’ils sont maintenant aptes à trouver l’eau comme bon leur semble grâce à leurs voyages, ils sont longuement demeurés dans les contrées désertiques où l’eau était précieuse. Plusieurs rites et rituels Kheijans impliquent de l’eau d’une manière ou d’une autre, mêlant respect et crainte. La concentration et la détermination des Kheijans sont légendaires, leur volonté est incessamment testée dans leur société.

L’or est la deuxième ressource de prédilection des Kheijans. Gage de réussite, un Kheijan cherchera habituellement le meilleur moyen de s’enrichir. Que ce soit en commerçant, en volant un étranger ou en brigandant sur les voies commerciales, tous les moyens sont valables lorsqu’ils respectent l’intégrité du peuple. Il est aussi coutume de partager ses richesses avec la communauté, afin d’éviter de tomber dans l’avarice personnelle qui faillit causer la perte des Kheijans par le passé.

Les femmes sont souvent surprotégées et ont tendance à être mises de l’arrière lorsque la situation devient critique. Une femme qui démontrera une forte indépendance et un contrôle de soi pourra cependant facilement être remarquée et respectée par le peuple. Les postes clés leur sont ouverts, mais ont tendance à être assumés par des hommes. Les femmes ne choisissent pas un mari elles-mêmes. C’est au père de cette dernière que revient cette lourde tâche.

Le combat est un art au sein de leur peuple. Plusieurs spectacles et rites mettent en scènes des batailles grandioses. Les guerriers sont donc les personnages les plus répandus, et ils manient le sabre avec une agilité et une force exceptionnelle. Les guerrières, bien que hors-norme, ont besoin davantage de faire leurs preuves en accomplissant de hauts faits d’armes, les élevant ainsi au rang de guerrière respectée.

Durant l’adolescence, chaque Kheijan devra effectuer son Kas-Wan, une quête consistant à partir plusieurs mois dans le désert, seul, pour survivre à ses dangers. Certains adolescents franchissent même les limites du désert et explorent les contrées des autres civilisations. La méditation et la prière sont un moment sacré de leur journée, ils en profitent pour faire le vide et renouer avec eux-mêmes. Les Kheijans tentent de ne pas s’attacher ce qui pourrait être néfaste. Étant très superstitieux, ils interprètent de nombreux signes comme positifs ou négatifs.

Préceptes Kheijans

1 – Aime ton sang et respecte les tiens.

2 – Protège femmes et enfants.

3 – Une mort au combat est une mort digne.
4 – Si l’honneur d’un frère est bafouée, venge-le.
5 –  Honnête, tu seras, quand bon te semblera.
6 – Les vizirs, tu écouteras.
7 – La voix du Cheikh est absolue.
8 – Apaise la faim de ton frère et respect tu recevras.
9 – La gloire est dans l’or, alors plonges-y ta main.
10 – Toute personne considérée comme un ennemi ne doit recevoir aucune pitié.

ROLE PLAY

Fatalistes, ils acceptent les choses et ne feront rien pour s’opposer à leur déroulement, puisque tout évènement a été fixé par Aon. Conséquemment, ils n’idolâtrent pas les autres Dieux, car ils ne sont pas eux-mêmes maitres de leurs destins.

Ils sont fiers et se considèrent supérieurs, car ils ont cessé de donner de l’importance à l’élévation de temples et de grandes villes, choses qu’ils estiment futiles et vanité. Cette fierté est plutôt fondée sur leur relation avec le Roi-Soleil, se considérant les seuls êtres dignes du « Don de la lecture du Grand Livre ».

Superstitieux, les Kheijans ont en horreur la magie lorsqu’elle est pratiquée par un non-vizir, estimant tous ceux qui ne portent pas la marque du Roi-Soleil indigne d’en faire usage. Ils sont particulièrement sensibles aux signes, qu’ils interprètent comme des extraits du Livre du Destin.

Ils baignent dans un contraste de matérialisme et minimalisme. Étant nomades, ils ne peuvent s’imposer le fardeau d’une trop grande quantité de possessions ; ils feront toutefois et conséquemment tout en leur pouvoir afin que leur possession soit de la plus grande des qualités, collectionnant soieries, bijoux et autres ornements. 

RITUELS

Tous les rituels sont des rites suivis d’étape en étape pour un Kheijan. C’est pourquoi ces rituels doivent être demandés par le Grand Vizir pour faire le suivi. Certains demanderont la présence des Vizirs, tandis que d’autres le Grand Vizir lui-même.

Kas-Wan, le rite du passage

C’est une tradition qui fait des Kheijans une race très forte. Dans ce rituel, à sa dixième année, un enfant doit survivre 8 lunes, seul et sans provisions, dans le désert. Son nom lui est donné à son retour par le Vizir, après consultations des volontés d’Aon.

Rituels liés au mariage

La première cérémonie majeure liée au mariage concerne la femme kheijanne: c’est l’âge des Compagnons qui a lieu à ses 15 ans. À ce moment, sa famille lui offre un collier, le jinaq, qu’elle doit porter afin d’indiquer qu’elle est en âge de trouver époux. Lorsque deux amoureux se déclarent, l’un dit à l’autre les mots « mon eau est à toi ». L’élu(e) répond « notre eau ne fait qu’un » ce qui scelle les vœux de mariage.

Le mariage doit se dérouler au domicile du père de la mariée, qui porte une robe de mariage rituelle. Le marié porte un uniforme s’il est militaire, ou une tenue traditionnelle. L’union se fait sous l’approbation du Grand Vizir, gardien de la volonté d’Aon. Pour compléter la cérémonie, les deux époux doivent dirent « Telle était la volonté d’Aon ».

Rituel de l’eau lors de la mort

Le rituel de Mort a lieu lors du décès d’un compagnon. Les yeux du défunt demeurent grands ouverts, tandis les autres laissent échapper une puissante clameur. D’après les croyances, cette clameur est destinée à prévenir Aon de l’arrivée imminente d’un de ses Élus. On purifie ensuite le corps du défunt en l’aspergeant d’eau, puis celle-ci est recueillie précieusement par la tribu et donnée à la famille en deuil.

Mauk-to ‘Vor, le rite de l’honneur

Cette cérémonie est destinée à restaurer l’honneur d’un individu, qui se doit de tuer la personne à l’origine de son déshonneur au cours d’un combat rituel.

Maj-Qa, l’ascension

C’est une des plus importantes cérémonies à laquelle un Kheijan de sexe masculin peut espérer avoir l’honneur de participer. L’élu doit demeurer pendant une lune dans l’ancienne ville sacrée, où règne une chaleur insoutenable. Cette chaleur est censée provoquer des visions, d’une importance capitale – par exemple la vision d’une personne morte depuis longtemps. Certains rapportèrent même avoir eu la vision d’Aon en personne !

L’Akhal’khei, Monture sacrée

L’Akhal’Khei est respecté par tous les Kheijans, il est pratiquement sujet d’un culte. Les hommes du désert parcourent les landes arides fréquemment, et ils savent qu’ils n’y arriveraient pas sans l’aide de leurs montures tellement les terres sont vastes. Ils ne voient pas ces chevaux comme leurs serviteurs, mais comme partenaires à qui ils confient leur vie. Ils savent que bien que les Akhal’Khei soient dévoués, ils sont d’abord sauvages et partiront s’ils sont utilisés comme du simple bétail, ne se laissant domestiquer que par des hommes et femmes de sang Kheijan et n’acceptant pas d’être traités comme inférieurs. Ce sont de fiers destriers qui ne plient pas l’échine devant les ordres, ils coopèrent et travaillent de concert avec leur cavalier. C’est pourquoi un Kheijan traitera sa monture comme son égal. Parfois, le lien entre la monture et son maître est tellement fort que le cheval n’aura pas à se faire diriger, il saura où aller.


Un Kheijan nommé par le Cheikh en personne, le Jahal’Khei est le chef palefrenier de la cité. Il est chargé de veiller à ce que tous traitent les Akhal’Khei comme il se doit, et c’est lui qui les confiera aux Kheijans, ceux-ci étant rares, tous ne peuvent en posséder un, il faut en être digne. Il est aussi tenu de s’occuper du registre des Akhal’Khei possédés par les autres peuples. Puisque bien que les Akhal’Khei ne soient pas traités comme du simple bétail et que, règle générale seuls les Kheijans les chevauchent, on fait parfois cadeau de ces montures à des cavaliers d’autres races, par gage de respect. Très rare sont les personnages de sang non-Kheijan qui pourront se vanter de chevaucher un Akhal’Khei.

ATTRIBUTS

Force: 95

Dextérité: 90

Intelligence: 90

Constitution: 95

Sagesse: 90

LANGAGE

Bonjour: Kosh
Aurevoir: Hestran
Merci: Sifadj
Positif: Vay
Négatif: Ket
Ami: Mathal

VILLE

Najar’Him

VALEURS

Conservateur
Marchandeur
Impulsif
Voyageur
Élitiste
Fraternel
Matérialiste
Malfrat
Solitaire
Crainte de l’ésotérisme

RELATIONS

Daelwenas – Neutre
Drakans – Neutre
Gorlaks – Neutre
Hastanes – Bonne
Kardars – Neutre
Mortanyss – Mauvaise
Nalkiris – Neutre
Nargoliths – Neutre
Nébulix – Mauvaise
 

EXEMPLES DE NOM

Homme

Arek, Assadour, Berdj, Chahan, Chavarche, Chirag, Dadjad, Daaron, Dikran, Edoubar, Gaidzag, Garbis, Hamazasb, Heractch, Hovsep, Herayr, Khoren, Mihran, Narek, Onnik, Panos, Paramaz, Sarkis, VahramYeznig

Femme

Ardemisse, Azadouhie, Baidzarz, Choghere, Chouchane, Dziadzane, Dzovinar, Endza, Garine, Hassmig, Isgouhie, Kayiane, Nayiri, Nazelie, Serpouhie, Sirarpie, Takouhie, Vanouhie, Verkine, Zabele